Le parkour est une pratique physique consistant à transformer des éléments du décor du milieu urbain ou rural en obstacles à franchir par des sauts, des escalades. Le but est de se déplacer d'un point à un autre de la manière la plus efficace possible. Cette discipline créée en France, à Sarcelles, à Lisses et à Évry par David Belle[1][2], Sébastien Foucan[3], ainsi que les membres fondateurs des Yamakasi, est inspirée de « la méthode naturelle d'éducation physique » de Georges Hébert. Elle s'est répandue ensuite à travers le monde par la filmographie qui lui a été consacrée, des reportages télévisuels et des vidéos amateurs sur internet.
Principe [modifier]
Le traceur (pratiquant de parkour) essaie de trouver un chemin passant par des endroits que personne n'emprunterait normalement. Il recherche des obstacles à franchir par des mouvements qui se veulent utiles, efficaces, rapides et simples. Les acrobaties ne répondent donc pas à ces qualités d'utilité et d'efficacité, mais peuvent apporter un esthétisme et un plaisir personnel. Les traceurs les plus connus sont David Belle, Sébastien Foucan, les Yamakasi ...
Le Parkour [modifier]
La pratique du Parkour nécessite une bonne condition physique afin d'avoir une meilleure résistance aux chocs. Un bon physique permet aussi d'augmenter les capacités, l'agilité, le mental et la confiance en soi du pratiquant. La prise de risques est calculée et par exemple la pratique sur les toits n'est pas nécessaire, le sol représentant bien plus d'obstacles à passer.
L'histoire [modifier]
Le parkour a été fondé dans les années 80. David Belle a appris la méthode naturelle de son père Raymond Belle, dans les forêts du Nord de la France. Georges Hébert qui a été un militaire français, a mis cette méthode au point pour former son esprit et son corps en accord avec la nature. Après le déménagement à Lisses, en banlieue de Paris, David a tenté d'aliéner le savoir de son père dans son nouvel environnement. Peu à peu, le surpassement de petits obstacles est devenu un sport, Belle et ses copains ont commencé à franchir de plus grands obstacles et même des bâtiments entier. Par l'internet public et par la télévision le parkour est devenu très connu dans le monde entier. En 1997 David Belle et Sébastian Foucan ont créé le groupe “les Yamakasi”. Au début du vingt-et-unième siècle ils se sont séparés et Foucan a fondé un sport qu'on appelle "Freerunning” qui ressemble au parkour. Dans le film The Tournament le participant Français s'illustre par sa french touch empreinte de techniques issues du parkour ou du freerunning.
L'entraînement [modifier]
Dans le parkour il y a des éléments de base. Il est important d'entraîner ces éléments. La pratique du Parkour demande une bonne condition physique afin d'avoir une meilleure résistance aux chocs. Donc en plus de leur entraînement normal beaucoup de traceurs font de la musculation.
La philosophie [modifier]
Beaucoup de traceurs considèrent le parkour non seulement comme un sport, mais aussi comme un art. Contrairement aux gens qui pratiquent un genre de sport similaire, le traceur ne veut pas impressionner quelqu'un. Intermède acrobatique ne relèvent pas du sport parcours. Un autre aspect de la philosophie est la liberté. On dit souvent que le parkour peut être pratiquée par n'importe qui, n'importe quand, n'importe où dans le monde. Cette liberté a fait une puissante force culturelle en Europe, avec la diffusion de son influence dans le monde.
Les techniques [modifier]
Il y a différentes sortes de sauts comme "le saut de chat”, le "saut de détente” ou le "saut de précision”. La roulade est un mouvement très important aussi et on doit s'entraîner de nombreuses heures. Quand on fait une roulade, on amortit sa chute en roulant au sol d'une épaule à la hanche du côté opposé après un saut. Le tic-tac est utile si on veut passer par un obstacle à l'aide d'un autre obstacle. Le tic-tac se fait ainsi : on court par exemple vers un mur, saute contre le mur et on utilise l'énergie pour franchir un autre objet. Le demi-tour ou également appelé "retourner lâcher" est le moyen le plus simple pour se retrouver accroché de l'autre côté d'une barrière ou d'un mur en un seul mouvement.
Critique [modifier]
Beaucoup de gens critiquent le parkour à cause du risque de blessures, mais beaucoup de traceurs qui s'entraînent correctement ne se sont jamais blessés, il ne faut pas croire que les acrobaties qui sont effectuées ne sont pas calculées. Pour avoir de tels résultats le traceur n'hésite pas à s'entraîner des heures et des heures, à répéter le mouvement des centaines de fois pour ensuite l'effectuer par exemple à une plus grande hauteur, etc.
Terminologie [modifier]
-Un pratiquant de Parkour est appelé Traceur, mais est écrit "tracer".
-Un lieu où le traceur peut pratiquer est appelé un spot.
-Un rassemblement de traceurs est appelé « parkourday ».
Quelques mouvements ont leur terme consacré :
Saut de chat : franchissement d'un obstacle en plongeant et en poussant sur les bras afin de passer ses jambes entre ses bras.
Saut de bras : saut sur un mur, ou autre prise, conclu par une réception avec les bras (et amortie par les jambes).
Saut de détente : saut réalisé avec élan pour franchir une distance impossible en saut de précision.
Saut de précision : saut technique, à pieds joints, dont la réception se fait sur une petite surface (muret par exemple), il ne doit pas être effectué avec élan car on parle alors de saut de détente.
Saut de fond : saut effectué d'une hauteur importante suivi généralement par une roulade.
Passe barrière : technique permettant de franchir une barrière en prenant appui avec les bras et en faisant passer ses jambes jointes d'un côté ou de l'autre, on peut aussi le vriller on parle alors de passe barrière 180.
Passement du voleur:technique de franchissement de petits obstacles comme ceux du saut de chat et consistant à lancer ses deux jambes jointes d'un côté ou d'un autre et pendant le vol de poser sa main sur l'obstacle pour se redresser.
Tic-tac : appui sur un objet ou un mur avec le pied pour passer par dessus un obstacle (ou une portion de vide), ou exécuter un saut de bras .
Passe-muraille : technique de franchissement d'un mur d'une hauteur assez importante : consiste à prendre appui sur le mur avec un pied pour atteindre une plus grande hauteur.
Lâché : consiste à se lâcher d'une hauteur quand on se tient par les bras, en effectuant soit un saut de fond, soit en se rattrapant à une branche en contrebas, par exemple
Roulade : consiste à amortir sa chute après un saut en retombant sur le devant du pied et en roulant immédiatement sur l'épaule (à ne pas confondre avec la roulade de gym qui se fait droite).
Demi-tour (saut de haie) : consiste à passer au-dessus d'une barrière ou d'un mur et de se raccrocher de l'autre côté, pour ensuite enchaîner un mouvement (le plus courant après un retourné est un laché).
Réception : techniques de flexion des jambes pour un atterrissage amorti (la réception se fait toujours sur l'avant du pied, les talons ne doivent pas toucher le sol)
Balancé : suspendu à l'aide des mains sur une barre ou une branche, lancer le corps d'avant en arrière afin de se lâcher pour rattraper une autre prise ou exécuter une réception.
Passement fluide ou interligne : mouvement de souplesse et de fluidité qui permet de passer les jambes puis tout le corps dans un espace le plus fin possible, comme l'écart entre deux barres horizontales.
Planche : technique permettant d'atteindre le sommet d'un obstacle (mur ou barre) auquel vous êtes suspendu par les bras, les pieds pendant dans le vide (si pendu à une barre) ou reposés contre la partie verticale d'un mur (si passe-muraille). Il faut forcer sur les bras et sur les jambes pour passer le haut du corps au-dessus de l'obstacle (il s'agit de passer de la traction à l'antépulsion), puis élever le reste du corps à la force des bras et se hisser complètement en haut de l'obstacle. Cette technique est très efficace juste après un passe-muraille ou un saut de bras, elle permet d'atteindre le sommet de l'obstacle très rapidement tout en restant fluide.
Le Parkour dans la culture populaire [modifier]
Films [modifier]
Le Parkour, ou à défaut ses techniques, est représenté dans quelques productions cinématographiques. Yamakasi, un des premiers films.
Dans une scène de poursuite à pied dans Casino Royale, James Bond poursuit un terroriste qui multiplie les sauts et les techniques propres à cette discipline.
Le Parkour est également représenté dans Banlieue 13 (par son fondateur) et dernièrement dans Banlieue 13 ultimatum, Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse, Les Fils du vent en 2004 par les Yamakasi, Par effraction, Taken avec Daniel Adrenaline et Babylon A.D..
On trouve aussi du Parkour dans les films asiatiques, pour exemple K20 l'homme aux 20 visages.
Ou encore dans le blockbuster Prince of Persia : les sables du temps sortie le 26 mai 2010 au cinéma, où le héros du film "Dastan" joué par Jake Gyllenhaal se déplace pendant les poursuites en utilsant les mouvements du Parkour tout au long du film. Film où d'ailleurs, David Belle co-fondateur du Parkour a coordonné les cascades







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